Naissance

Un bébé parfait ?

Publié par le Juil 24, 2017 dans Allaitement, Naissance, Parentalité, Quotidien, Twitter | Aucun commentaire

Un bébé parfait ?

Je vous partage un article d’une amie et collègue Virginie Lespingal. D’ailleurs, si vous voulez voir mon entrevue à son sujet, c’est par ici !   Bébé parfait… C’est le vôtre ? Quelle chance ! Ou bien êtes-vous persuadés que cette perle habite seulement chez vos voisins, vos amis, vos cousins ? Cela reste à voir. Bébé est né et il a, a priori, tout ce qu’il faut : une tête adorable, de toutes mignonnes mains, des petons à croquer, bref il est parfait. Sauf que… Sauf qu’il n’a pas été livré avec le mode d’emploi. Sauf que Maman, seule à seule avec lui, se sent désemparée, incompétente : est-ce qu’il a faim ? Est-ce qu’il a mal ? Est-ce que je fais bien ? Sauf que Papa ne sait pas comment s’y prendre avec un bébé et une femme qui pleurent tous les deux ensemble. Sauf que dans tous les magazines vous avez vu de magnifiques photos de bébés souriants aux anges, dans les bras de leurs parents beaux à couper le souffle, visages attendris, attentifs, amoureux, affectueux et que si, vous, là, à l’instant T, on vous prenait en photo ce serait plutôt du genre les zombies arrivent et faites gaffe ils se sont reproduits. Sauf que vous vous sentez carrément seuls face à ce qui vous tombe dessus et ce malgré les innombrables conseils dont les uns et les autres ne manquent pas de vous abreuver. STOP ! PATIENCE… PATIENCE… Avoir un enfant est une aventure absolument incroyable, mais une Aventure avec un grand A : il y a et il y aura des hauts et des bas, on ne sait pas à l’avance ce que chaque jour nous apportera. Le temps est un allié précieux pour devenir parent. Et si on parlait allaitement ? Tout pareil que si on n’en parlait pas, avec, quand même, un « chouillat » de pression supplémentaire. Parce que dans une société qui incite à ce que tout soit cadré, parfait, nickel, dès le départ, le côté « non quantifiable » de l’allaitement pose souci. J’ai récemment rencontré un jeune bébé de 4 jours, pas un de plus. Bien sûr je ne l’ai pas croisé seul dans la rue (quoique parfois on peut se demander si certains ne rêveraient pas d’une telle autonomie…) Il était dans les bras attentionnés de sa maman qui avait très envie que son allaitement se passe au mieux. Bien naturelle cette envie. Bien naturelle aussi l’impatience que tout se passe immédiatement de façon paisible : l’ambiance quotidienne dans laquelle nous vivons nous pousse tellement vite vers l’avant ; pas une minute pour prendre le temps de souffler, de se découvrir, de se rencontrer. Rappelez-vous un certain renard qui demandait à un Petit Prince de l’apprivoiser : il ne me semble pas que cela se soit fait en un jour… Pour la mise en place de l’allaitement, c’est pareil. Il y aura des jours et des nuits plus faciles que d’autres. Il y aura peut-être les premiers jours de terribles doutes, des douleurs incompréhensibles dont il sera bon de chercher activement la cause, des tâtonnements pour trouver la position la plus confortable, des tétées agréables, d’autres plus sportives. Rien, absolument rien, n’est mathématique en matière d’allaitement. Ce petit bout de 4 jours n’a pas échappé à cette règle qui n’en est pas une : il a parfois fait mal à sa maman, il n’a pas réussi à être efficace dans sa tétée, il s’est retrouvé face à un sein engorgé difficile à attraper, il s’est réveillé très très fréquemment pour téter ; tout cela en moins d’une semaine. Et pourtant, il est absolument parfait ce bébé. Ses parents sont parfaits eux aussi. Ils sont parfaits les uns...

Lire Plus

Hommage à Frédéric Leboyer

Publié par le Juin 5, 2017 dans Naissance, Parentalité | 2 commentaires

Hommage à Frédéric Leboyer

Il y a peu de jours, le 25 mai 2017 pour être précise, nous a quitté un grand homme, un grand Monsieur : Frédéric Leboyer.   Je voulais par cet article lui rendre hommage… Après avoir exercer dans sa clinique privée des naissances à la chaînes, des accouchements “classiques”, Frédéric Leboyer a tout laissé pour partir en Inde pendant de longs mois. Il s’est initié au Yoga, à la danse, au chant, au massage, au toucher bienveillant. A son retour en France, Frédéric Leboyer a écrit un ouvrage qui a révolutionné le milieu de la naissance : “Pour une naissance sans violence”… il prend la défense du bébé et de son accueil dans ce monde. Son engagement est alors pour une naissance en douceur, respectueuse du bébé et de la mère… un accueil et un regard sur la naissance emprunt de respect, d’émerveillement et d’observation bienveillante du bébé et de son vécu. Frédéric Leboyer a consacré sa vie à transmettre cela notamment à travers des livres, des films… Alors, je suis vraiment pleine de gratitude pour cet héritage, cette magnifique vision de la naissance et du bébé. MERCI, merci, merci !   //www.youtube.com/watch?v=H-ZQQBkOMAU   Je réserve ma séance personnelle offerte de 20...

Lire Plus

Violences obstétricales… STOP !

Publié par le Avr 10, 2017 dans Grossesse, Naissance, Twitter | Aucun commentaire

Violences obstétricales… STOP !

Je partage ici un témoignage concernant les violences obstétricales subies… Trop souvent niées, trop souvent minimisées, elles sont pourtant présentes. Je connais aussi les difficultés rencontrées par les équipes soignantes dans l’exercice de leur métier, tout comme je connais des professionnels de santé d’une immense qualité humaine… mon propos est donc juste de mettre en lumière certaines situations pour que le monde autour de la naissance puisse être plus doux : plus de conscience, plus d’informations autour de la prise en charge respectueuse et humaine, plus de moyens humains dans les structures afin de permettre aux équipes de faire leur travail de façon sereine, etc. Voici le texte de Miss Marple : Violences obstétricales. Les mots sont lâchés. J’ai compris. J’ai compris que je n’étais pas la seule. J’ai su qu’un mot existait pour définir ce que j’avais vécu. N’en déplaise à bien des gens, non, il ne définit pas des poules mouillées qui se plaignent de tout et de rien parce qu’elles n’ont pas reçu le traitement qu’elles espéraient en se rendant à la maternité. Avant tout : Viol. Le viol est un acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise (Articles 222-23 et suivants du Code pénal).     Bon nombre de pays tentent (enfin) d’en définir les termes. Pour faire court et concis, voici la définition qu’en donne Marie-Hélène Lahaye, dans son article du 9 mars 2016 : « tout comportement, acte, omission ou abstention commis par le personnel de santé, qui n’est pas justifié médicalement et/ou qui est effectué sans le consentement libre et éclairé de la femme enceinte ou de la parturiente. » C’est vrai. Mais ça n’est pas que ça. C’est avant tout un viol. Non, je n’exagère pas. Je ne suis pas seule et j’invite toutes celles qui ont vécu la même chose à me contacter, à en parler et à dénoncer. Pour ma part, et je me permets de parler de moi parce que c’est ce que j’ai vécu, ce viol obstétrical s’est déroulé en plusieurs étapes. Je suis arrivée à la maternité vers 22h gonflée, la peau qui me démange. On me dit qu’on me garde, me demande de remplir quelques formulaires et on m’annonce que j’ai une cholestase. Personne, n’a pris le temps de me dire ce que c’était. Pour seule réponse, j’ai eu le droit à un « oh, on ne sait pas pourquoi, mais c’est par période que ça arrive. Il y a déjà 3 femmes à votre étage qui en ont une. » … Sans Internet à portée de mains, on s’en contentera. J’apprendrai par la suite que le diagnostic était faux et qu’il s’agissait d’un problème de vésicule biliaire. Tout ceci aurait donc pu être évité. Jour 1 : je me réveille à 7h, et une sage-femme vient m’annoncer que « c’est aujourd’hui le grand jour ». Mission déclenchement : « vous allez avoir des contractions grâce à un tampon » Très bien, alors allons-y ! Je serre les dents et hop, c’est fait ! Pas de repas aujourd’hui parce qu’ « on ne mange pas si on accouche, Madame » Je pourrai me passer d’un repas, ce n’est pas bien grave… 4 heures plus tard, alors que les contractions sont belles et bien présentes, le tampon me démange. Il brûle et j’ai du mal à marcher. J’avertis les sages-femmes qui me répondent que « c’est normal ». Très vite, les gynécologues -qui ne se présentent pas- affluent et les monitorings dépassent l’entendement. Ouverte à 1, mes contractions ne peuvent même plus être mesurées. Pas de panique, on m’a dit que c’était pour « aujourd’hui, M’dame ». Le soir, j’ai faim. Je...

Lire Plus

La lenteur… au rythme des enfants

Publié par le Avr 5, 2017 dans Naissance, papa, Parentalité, Quotidien, Twitter | 4 commentaires

La lenteur… au rythme des enfants

Vous est-il arrivé de vous retrouver devant un enfant en train de manger et de vous dire “bon sang, j’ai tant de choses à faire et ce repas à rallonge… grrrr” ou de vous entendre dire à tout bout de champs  “Allez, dépêche-toi !” Il est effectivement fréquent que les parents se confrontent à la notion de temps toute relative lors de l’arrivée de leur enfant. En tant qu’adultes, nous avons notre rythme, nos contraintes personnelles et professionnelles. Nous avons également en tête la longue liste de choses à faire pour la journée, la semaine, le mois, l’année, la décennie (si ce n’est le siècle !). Alors quand on se retrouve devant un petit être pleinement dans le moment présent, pleinement ici et maintenant… pfiou quel challenge, quel défi, et aussi quelle merveille et quelle chance pour nous adultes ! Oui, le temps n’est plus le même avec un nourrisson, un enfant et même un ado. Cela commence dès la naissance avec le rythme du bébé, souvent très éloigné de celui “désiré” et “espéré” par les parents. Combien de parents se sont retrouvés à arpenter les pièces en plein milieu de la nuit avec ce petit être dans les bras à chercher désespérément les forces pour l’accompagner dans le sommeil ? Avec l’allaitement, la mère voit son rythme lui aussi modifié, les tétées sont souvent anarchiques dans les premiers temps, avec des durées variables… heureusement, les hormones sécrétées pendant la tétée permettent à la mère de se détendre et de prendre du recul par rapport à la frénésie habituelle. Sans ces hormones, il serait sans doute difficile pour une mère de rester disponible ainsi à son tout-petit pendant ces premiers temps.     Puis l’enfant grandit et le bambin s’émerveille de tout. Il est fréquent pour lui de rester concentré pendant un temps, qui nous semble une éternité, face à des petits détails. Cette fascination peut porter sur les feuilles bruissant dans les arbres, la marche en fil indienne de fourmis, ou la lente avancée d’un escargot. Tout est source d’apprentissage et d’émerveillement… par l’observation concentrée… rien ne semble pouvoir interrompre cet élan du bambin.     Et puis, les enjambées des enfants sont naturellement plus petites et tout trajet prend plus de temps c’est sûr 😉 Le temps de trajet pour aller à l’école ou pour faire des courses prennent tout de suite une autre dimension… tout un programme pour un adulte speedé 😉 Et que dire des moments de transition ! Tous ces moments charnières qui, d’un coup, prennent une dimension toute particulière : le matin, le petit déjeuner, le retour d’école, le bain, le coucher, etc. L’enfant grandit et vient l’élan de faire tout seul… oh là, là, quel défi de prendre du recul face à un enfant qui veut s’habiller tout seul, qui veut manger tout seul ou qui veut mettre ses chaussures tout seul ! Alors, oui, dans ces moments là, c’est tellement tentant de faire à la place de l’enfant. Parfois, c’est une véritable déchirure intérieure que de laisser aller ses attentes en terme de timing. C’est parfois très très confrontant et peuvent remonter des blessures du passé, de la colère, de l’impatience, de l’énervement.   MAIS ALORS, QUOI FAIRE ?? Une des pistes possibles pour plus de douceur dans ces moments-là c’est l’anticipation. Rien de tel que d’anticiper ! C’est d’autant plus intéressant qu’il est possible d’anticiper et de planifier “à froid”, à distance des moments “chauds”. Vous pouvez, par exemple, organiser le déroulement du levé ou de la soirée afin de prévoir un temps plus long pour ces moments de lenteur.   Une autre...

Lire Plus

Biological Nuturing, découvrir cette position

Publié par le Mar 27, 2017 dans Allaitement, Naissance, Parentalité, Quotidien, Twitter | Aucun commentaire

Biological Nuturing, découvrir cette position

Le Biological Nuturing… Késako ?? Ce nom qui ne veut rien dire, et c’est justement fait pour, désigne l’ensemble des capacités innées qu’ont aussi bien la mère que l’enfant à trouver leur voie, leur façon de faire pour un allaitement confortable et performant. S’appuyer sur les compétences du nouveau-né, quelle merveille ! Les mères que j’accompagne sont touchées par cela et l’émotion est palpable… en tout cas, personnellement, je fonds littéralement devant ce tableau magnifique d’une mère et de son bébé qui se regardent, qui se reconnaissent et qui se touchent. Cette vidéo permet de comprendre cette proposition même si c’est à chaque dyade mère/enfant de trouver sa propre façon de faire. Votre ebook offert ! Suivez-moi sur YouTube Et vous, avez-vous essayé cette position ? Quelle est la position qui vous a semblé la plus confortable pour initier l’allaitement...

Lire Plus

L’importance du peau à peau

Publié par le Mar 13, 2017 dans Allaitement, Grossesse, Naissance, Parentalité, Twitter | Aucun commentaire

L’importance du peau à peau

lecture 7 mn Dernièrement, j’ai lu un article intéressant que je vous partage ici concernant l’intérêt du peau à peau dès les premiers temps après la naissance. Le voici : De nombreuses études démontrent que les mères et leurs bébés devraient être ensemble, peau à peau, immédiatement après la naissance ainsi que par la suite, sans que le bébé ne soit enveloppé d’une couverture. Le bébé sera plus content, sa température corporelle sera plus stable et plus normale, son rythme cardiaque et sa respiration plus normaux, sa glycémie plus élevée. De plus, le contact peau à peau immédiat après la naissance permetau bébé d’être exposé aux mêmes bactéries que sa mère. Cela, ainsi que l’allaitement, sont vus comme importants dans la prévention des allergies. Lorsqu’un bébé est placé en couveuse, sa peau et ses intestins sont colonisés par d’autres bactéries qui sont différentes de celles de sa mère. Nous savons maintenant que cela n’est pas seulement vrai pour le bébé à terme et en santé, mais aussi pour le prématuré. Le contact peau à peau et les soins kangourous peuvent contribuer grandement aux soins des bébés prématurés. Même ceux qui reçoivent de l’oxygène peuvent être placés peau à peau, ce qui pourrait réduire leur besoin en oxygène et les garder dans un état stable (www.kangaroomothercare.com, en anglais seulement). Consultez le feuillet L’allaitement du bébé prématuré. Afin de reconnaître l’importance de garder la mère et son bébé en contact peau à peau le plus longtemps possible durant les premières semaine et non seulement pendant les tétées, il faut comprendre que le petit humain, de même que les autres mammifères, a un habitat naturel : le contact corporel avec sa mère (ou son père). En enlevant le bébé humain ou le petit mammifère de son habitat naturel, des signes physiologiques de stress sont notés. Un bébé qui n’est pas en contact immédiat avec sa mère (ou son père) enveloppé dans une couverture, sous une lampe réchauffante ou dans une couveuse, peut devenir trop endormi ou trop léthargique. Il peut devenir complètement dissocié et pleurer de désespoir. Quand un bébé est emmitouflé, il ne peut y avoir d’interaction entre lui et sa mère comme prévu par la nature. Dans le contact peau à peau, il y a des échanges sensoriels qui vont stimuler et faire apparaître un comportement « de bébé » : fouiller et chercher le sein, rester calme, respirer plus naturellement, garder une bonne température corporelle et maintenir un taux de glycémie adéquat. Du point de vue de l’allaitement, les bébés qui ont été placés peau à peau avec leur mère dès la naissance, pendant au moins une heure, vont probablement prendre le sein tous seuls et auront probablement une bonne prise du sein surtout si la mère n’a pas reçu de médicaments durant le travail et l’accouchement. Tel qu’indiqué dans le feuillet Initier l’allaitement correctement, une bonne prise du sein permetau bébé de recevoir plus facilement le lait. Visionnez les vidéo clips de nouveau-né (moins de 40 heures de vie, par exemple) qui prennent le sein sur le site www.nbci.ca ou www.drjacknewman.com. Si le bébé prend bien le sein, il est probable que la mère n’aura pas de douleur. Si la mère a beaucoup de lait, même si le bébé n’a pas une bonne prise, il pourra quand même recevoir beaucoup de lait, mais les tétées pourront être fréquentes, longues, ou les deux. La mère aura un risque plus élevé de développer une mastite ou un blocage des conduits lactifères. La plupart des mères ont suffisamment de lait pendant les premiers jours, mais peu ont une production abondante avant...

Lire Plus